De Pomérium à Pommiers

Le peuplement ancien

Pommiers est un lieu de peuplement ancien, avec la grotte de Saint-Trys, occupée par nos lointains ancêtres, au néolithique.Cette cavité naturelle a été fouillée par Claude Savoye en 1898, il y découvrit des éclats de silex taillés mais également des fragments de poterie grise et rouge. Ces découvertes attestent l’occupation de la grotte à l’époque néolithique mais également à l’époque gallo-romaine. La grotte a été fouillée en 1940 par le Docteur P. Morel puis en 1945 et 1948 par M. Jean Corbel qui ont confirmé les découvertes de M. Claude Savoye. La grotte est aujourd’hui fermée par une grille.

Pommiers est positionné à la limite de la ville romaine d’Asa Paulini, aujourd’hui Anse, qui se trouvait installée le long de la voie de l’Océan qui reliait Lugdunum (Lyon) à la Mer du Nord. Cette position stratégique d’Asa Paulini fait que de nombreux vestiges romains ont été découverts sur l’emprise actuelle de la commune, notamment la partie en limite avec la commune d’Anse actuelle. Pour preuve, le chantier de Viadorée qui a été mené en septembre 2014 et qui a mis au jour un site gallo-romain d’envergure daté du 1er au 5ème siècle après Jésus-Christ. Cette découverte est détaillée dans la page Fouilles archéologiques de Viadorée du site.

A partir du Moyen-Age

La plus ancienne mention connue de Pommiers date de 1158, il s’agit de « Petrus de Pomeriis canoninus in abbatem est promotus ». Cette inscription apparaît dans la notice de fondation de l’église de Belleville et de son érection en abbaye.

Le nom Pommiers viendrait vraisemblablement du mot pomerium qui signifie en latin limite de la cité romaine. La mention Pomerium apparaît en 1192, puis se transforme en Pomers en 1178, puis Pomiers, Pomyers et Pommiers entre le XIIIème siècle et le XVIème siècle.

La situation du village est un peu particulière car il est positionné à la limite d’influence des abbés de Cluny et de ceux de l’Ile-Barbe à Lyon. Les seigneurs de Pommiers ont été successivement les sirs de Beaujeu, les ducs de Bourbon, de Montpensier et d’Orléans.

On trouve ainsi une borne de dîme entre Limas et Pommiers avec d’un côté une inscription « église de Lyon » et de l’autre les armes martelées de Henry Osvald de la Tour d’Auvergne qui fut au XVIIIème siècle le chef supérieur de l’abbaye de Cluny. La dîme était un impôt perçu par le clergé encore au XVIIIème siècle.

La limite entre le Beaujolais et le Lyonnais, située entre Anse et Pommiers a été marquée par des bornes comme celle de la Croix de la Bonne.

borne de la croix de la Bonne

Le village de Pommiers recèle d’autres trésors architecturaux comme l’église Saint-Barthélémy dont la plus ancienne mention date de 1183. Cependant les parties les plus anciennes de l’église actuelle (le choeur) date du XVème siècle. La nef, la chapelle nord et la sacristie auraient été reconstruites au XVIIIème siècle. Vous pouvez voir l’entrée de l’église sur la photo ci-dessous.